éducation

“Quand tu es parent, ton seul souci est de te battre
pour offrir une vie digne à tes enfants.”

Chaque année passée sur les bancs de l’école augmente le futur revenu d’une femme de 10 à 20 %. Pourtant, au Sénégal, seulement 40% des étudiants sont des filles.

La scolarisation des filles est un véritable défi pour nos pays de la Sous-Région. Elles sont nombreuses à stopper l’école jeunes pour aider “à la maison”. Pourtant, elles sont souvent bonnes élèves et rêvent de réussir, comme Mame Fatou que nous avons rencontrée avec d’autres élèves d’une école de zone rurale : “si je me donne autant de mal pour réussir à l’école, c’est parce que je veux réussir plus tard et faire partie des grands de ce monde”. Motivées, elles nous donnent une véritable leçon de courage, mêlant vie scolaire et tâches domestiques comme Maty Diouf : “Le matin, je fais la vaisselle et je nettoie les toilettes avant de me doucher. Puis je prends mon petit-déjeuner et vais à l’école. Lorsque je finis les cours à 13h, je fais la vaisselle du matin puis j’attends la fin du repas pour faire celle de l’après-midi… Ensuite, je nettoie toutes les chambres avant de réviser mes leçons”, ou encore Soda Ba : “Je règle mon téléphone pour 6h ou même 5h50… Une fois réveillée, je nettoie la cuisine, la cour, je fais la vaisselle et le ménage dans deux chambres puis je nettoie le couloir. Ensuite, je réveille mes soeurs et les prépare pour l’école. Une fois tout ça terminé, je prends ma douche avant d’aller à l’école”.

Un dénominateur commun les anime toutes : la fierté, la fierté de réussir par elles-mêmes, pour leur avenir, et celle qu’elles apportent à leurs parents par leurs résultats. Un leitmotiv que résume parfaitement Aïda Lo : “Je ne crois pas au fait de devoir dépendre de quelqu’un, je veux travailler, être indépendante et honorer mes parents”.

Des parents que nous avons invités afin de leur faire vivre une expérience pas comme les autres avec un objectif : les inciter à maintenir les filles à l’école. Ils ont été invités à écouter les podcast #JigeenJangal (à retrouver ici). Après quelques minutes d’écoute des récits de femmes, il entendent tout à coup la voix de leur propre fille qui leur parle de sa vision de l’école, de sa vie, de son avenir…

L’émotion déclenchée par cette écoute va parfois aller jusqu’aux larmes, y compris chez les papas dont la plupart avouent ne pas avoir mesuré, avant cette expérience, l’ampleur de la motivation et des difficultés vécues par leurs filles : “Sans vous, je n’aurai jamais pu m’asseoir avec ma fille et être conscient de tout ce qu’elle a dans sa tête mais maintenant que je le sais, j’en suis encore plus fier et content”, Papa de Soda Ba.

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